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Le panorama de Roubaud est l’une des rares œuvres subsistantes d’un genre qui fut le sommet de la culture visuelle du XIXe siècle et qui a presque entièrement disparu. La valeur tient au dispositif du spectacle, non au sujet : c’est ainsi qu’on regardait avant le cinéma. Paris en garde le nom sans la chose — le passage des Panoramas doit le sien aux deux rotondes du boulevard Montmartre, démolies depuis longtemps. Ici, la rotonde est encore debout et la toile dedans.
Le panorama « Borodino » de Franz Roubaud, peint en 1912 : une toile de 115 mètres de tour et 15 mètres de haut. À côté, l’« isba de Koutouzov », où le conseil de guerre décida, le 1er septembre 1812, d’abandonner Moscou.
à 7,2 km d’ici· Perspective Koutouzovski, 38, bâtiment 1 ··
L’église de l’Ascension de 1532 est la première église à toit en pointe bâtie en pierre en Russie et le seul édifice de Moscou inscrit au patrimoine mondial. Le toit y est structure et non ornement, et l’on ne comprend pas l’architecture russe du XVIe siècle sans s’être tenu dessous. Le reste est un domaine-musée à collection moyenne : icônes, carreaux, manuscrits, constructions de bois venues du Nord. Et un avertissement : le palais d’Alexis Mikhaïlovitch, qui figure sur toutes les photographies, est un fac-similé de 2010 élevé ailleurs dans le parc. Il est à Kolomenskoïe ce que Lascaux IV est à la grotte : utile, exact, et à ne pas confondre avec l’original.
L’église de l’Ascension, 1532. L’église de la Décollation de saint Jean-Baptiste à Diakovo, XVIe siècle, le plus souvent vide. La Porte de devant et son exposition. L’isba de Pierre le Grand, rapportée d’Arkhangelsk. Carreaux de faïence et icônes dans les expositions de réserve.
Le jardin a été tracé en 1951 en même temps que les nouveaux bâtiments universitaires des monts Lénine, et il est tenu comme une collection : chaque fonds a son nom, son nombre de variétés et son année. La partie fleurie proche de l’entrée se parcourt librement — lilas, iris, roses, pivoines, vivaces. On y compte plus de deux cent cinquante variétés de lilas et environ sept cents iris ; les pivoines arbustives ont été obtenues dans l’université même. Chaque plante y a son propre nom et sa propre provenance.
Lilas : plus de deux cent cinquante variétés, russes et étrangères ; la parcelle de présentation a été tracée en 1974. Iris — environ sept cents, des barbus aux bulbeux. Roses, plus de deux cents variétés. Pivoines, plus de trois cents, dont des pivoines arbustives obtenues dans l’université même. Hémérocalles, environ deux cents variétés, des anciennes aux actuelles.
C’est un mémorial, non une collection : la force est dans l’échelle du spectacle et dans la salle du Souvenir, non dans les originaux. À la mesure des musées, c’est moyen ; il faut y aller en le sachant d’avance. Le Mémorial de Caen donne l’idée du genre — le récit d’abord, la pièce ensuite.
La salle de la Gloire, où sont inscrits les noms des Héros de l’Union soviétique ; la salle du Souvenir et du Deuil ; six dioramas des grandes batailles ; l’aire extérieure de matériel militaire.
à 8,3 km d’ici· Place de la Victoire, 3 ··
· n° 29
Le point de 5 musées n’est pas posé. Ils ne sont pas dans ce compte.