Un fort-tour pentagonal de 1811, du type « tours et redoutes modèle 1811 » : cinq murs de 27,4 mètres, une maçonnerie de 2,65 mètres d’épaisseur, plus de huit millions de briques, les fondations creusées par des prisonniers espagnols et des ouvriers du lieu réquisitionnés. Le fort ne connut ni siège ni combat : l’étoile de Napoléon déclina avant qu’on eût besoin de lui, et c’est ainsi qu’il est resté intact. Vide, pourtant, il ne le fut pas. Pendant la Première Guerre les Allemands y installèrent le quartier de rassemblement de l’artillerie, placèrent derrière lui la batterie Hindenburg et y amenèrent l’électricité, le chauffage et l’eau ; pendant la Seconde, le fort entra dans le mur de l’Atlantique. De cette première occupation restent sur ses murs les peintures de 1915, et c’est la seule chose ici qu’on puisse appeler une collection. Ce qu’on montre aujourd’hui, c’est un parcours raconté et des expositions temporaires.
La fresque Der Barbar de 1915, du soldat-peintre Heinrich-Otto Pieper (1881–1968), au-dessus de la cheminée : un chevalier allemand en armure, l’épée à la gorge d’un Écossais, et près de lui les têtes coupées d’un Italien, d’un Français, d’un Japonais, d’un Sénégalais et d’un Russe — de la propagande de guerre allemande sans détour ; à côté, une version allégorique des Musiciens de Brême. Restaurée en 1932. La construction elle-même : un pentagone dont l’angle nord regarde la mer, deux étages de casemates, un dortoir de cinq cents hommes percé de 96 meurtrières, un fossé sec de dix mètres et cinq caponnières.
Parcours minimal — environ une heure pour l'essentiel
Une heure.
15 minutesla cour intérieure et la brique du pentagone vue de l’extérieur.
25 minutesles casemates du bas avec la fresque Der Barbar au-dessus de la cheminée.
15 minutesl’étage, le dortoir de cinq cents hommes et ses meurtrières.
5 minutesla terrasse, d’où l’on voit le port et la mer.
Informations
À propos du musée
Le fort fut achevé au début de 1814, quand il n’y avait plus personne à combattre ; les Français partirent le 13 avril de la même année. Il changea ensuite de nom au gré des puissances — Impérial, Souverein, William, Leopold — et devint Napoléon en 1830. Le fort et les dunes alentour sont classés depuis le 6 juillet 1976 ; il est aujourd’hui géré par la fondation Herita avec la ville et la province.
Bon à savoir
Le museumPASSmusées n’y est pas valable : le fort dépend de Herita et n’entre pas dans ce réseau. L’entrée se fait par créneaux, et les week-ends et vacances ils partent à l’avance. Le niveau inférieur n’est pas chauffé : l’hiver, il y fait la température du dehors.
Comment entrer
Adressevérifiée le 19 août 2026, site du musée
Vuurtorenweg 13
Comment s'y rendre
Le fort se dresse dans les dunes, sur la rive est du port. Un bac gratuit traverse le chenal depuis le centre, puis un quart d’heure de marche.
Horairesvérifiés le 19 août 2026, site du musée
fermé pour aujourd'hui
lun
fermé
mar–dim aujourd'hui
10:00–18:00
dernière admission 1 h 15 min avant la fermeture
Du 1er avril au 11 novembre jusqu’à 18 h, dernière entrée à 16h45 ; du 12 novembre au 31 mars jusqu’à 17 h, dernière entrée à 15h45. Fermé le lundi, sauf jours fériés et vacances scolaires flamandes.
Billetsvérifiés le 19 août 2026, site du musée
Adultes 11 €. Enfants de 6 à 12 ans 9 €, gratuit avant 6 ans. Groupes à partir de dix personnes 9 €. Pendant les expositions temporaires, le tarif peut varier.
billets en ligne · entrée par créneaux
Quand y aller
Réservez à l’avance : le nombre de visiteurs par créneau est limité et, le week-end, les places manquent. L’hiver, le niveau inférieur est aussi froid que la rue : habillez-vous comme pour dehors.
Les enfants doivent être accompagnés d’un adulte : le fort l’exige. Les escaliers sont étroits, les galeries sombres, et un enfant s’y passionne ou s’y effraie un peu.
Le graffiti avant qu’il ne devienne art urbain : un parcours dans le fort obscur sur les traces d’un writer imaginaire, une rame de métro couverte de tags et un mur où les visiteurs écrivent eux-mêmes.
Si cela vous a touché
Dans la même ville
Le fort fut intégré au mur de l’Atlantique en 1940 ; le mur lui-même subsiste six kilomètres à l’ouest, et l’on y voit en quoi s’est changé ce que ce fort avait commencé.