La seule collection organisée comme un récit continu de l’art en Belgique : huit mille pièces de 1341 artistes, de François Bossuet en 1821 à Luc Tuymans ; le musée le dit ainsi, « de 1880 à demain ». On y trouve plus de Spilliaert que partout ailleurs au monde — cent dix pièces en propre, plus une collection privée déposée en prêt long depuis 2020 —, et c’est pour cela qu’on vient.
Le bâtiment propre du musée, rue de Rome, est fermé pour reconstruction depuis janvier 2025 et rouvrira en 2028 ; la collection est montrée par fragments dans les Galeries vénitiennes, si bien qu’on ne peut en voir l’ensemble aujourd’hui. Le fonds Léon Spilliaert — le front de mer et la digue d’Ostende, les autoportraits nocturnes ; rien d’équivalent nulle part, et au centre l’Autoportrait au crayon rouge de 1908, encre de Chine, gouache et pastel sur papier, 85 × 69 cm, inv. SM000005. James Ensor et le cercle des XX (Willy Finch). Constant Permeke, Jean Brusselmans, Frits Van den Berghe — l’expressionnisme flamand. Paul Delvaux, Georges Vantongerloo, Roger Raveel, Luc Tuymans. La pièce la plus ancienne est Les scieries de Slijkens près d’Ostende de François Bossuet, 1821.
Parcours minimal — 1 à 1h30 pour l'essentiel
Une heure.
10 minutesla galerie elle-même : la longue promenade couverte le long de la Parijsstraat et le grand salon posé en biais à la rencontre des deux bras.
25 minutesl’exposition thématique, qui occupe toute la galerie.
15 minutesla grande salle, où l’on tient chaque fois une œuvre, un artiste, une archive ou un ensemble.
10 minutesla réserve active au fond de la grande salle : on y voit comment un musée travaille, et pas seulement ce qu’il montre. Une expérience sur la lumière y court trois ans durant : le musée observe sur ses propres pièces comment la lumière les prend, et accrochera d’après cela après 2028.
Informations
À propos du musée
Le musée est né en 2008 de la fusion de deux collections ostendaises — le Musée communal des beaux-arts et le Musée provincial d’art moderne (PMMK) ; l’association a été constituée en 2010, et depuis 2018 le musée est mené conjointement par la Communauté flamande et la ville. Le nom se lit « musée au bord de la mer ». Deux autres maisons en dépendent hors d’Ostende : le musée Permeke à Jabbeke et le Peiremuzee à Knokke-Heist.
Le bâtiment
La maison du 11 Romestraat a été bâtie en 1949–1955 sur un projet de 1948 de Gaston Eysselinck : le grand magasin de la coopérative ouvrière S.E.O., ossature de béton, parement de granit suédois poli, trente mètres de verre courbe en façade. Elle servit de magasin un quart de siècle ; la coopérative fit faillite en 1981 et le bâtiment passa en 1982 à la province pour y loger un musée. Les Galeries vénitiennes, où le musée se tient à présent, sont une galerie couverte de 1900–1903 due à Henri Maquet et voulue par Léopold II.
Bon à savoir
Personne ne montre aujourd’hui cette collection en entier. Le bâtiment propre, Romestraat 11, est fermé depuis janvier 2025 et rouvrira en 2028 ; pour ce temps le musée a pris les Galeries vénitiennes, et une part des œuvres est partie dans d’autres salles — Amsterdam, Anvers, Drogenbos, Coxyde — et dans ses propres maisons de Jabbeke et de Knokke-Heist. Quatre expositions se succéderont dans les galeries au fil des trois ans, chacune occupant tout l’espace.
À lire
Anne Adriaens-Pannier tient le catalogue raisonné de Spilliaert depuis 1997, à la demande de la fille du peintre ; quelque cinq mille pièces ont été étudiées, et depuis 2023 le corpus passe sur la plateforme PANOPTIKON. Il n’a pas paru en livre et n’a pas de numéro : il se lit sur leonspilliaert.be, site fait par le Mu.ZEE et le tourisme d’Ostende eux-mêmes. Imprimé, de la même main : « Spilliaert : de bezielde blik ». Gand : Ludion, 2006.
ISBN 9789055446278
Comment entrer
Adressevérifiée le 19 août 2026, site du musée
Galeries vénitiennes (Venetiaanse Gaanderijen), Parijsstraat 2, à l’angle de la digue
Comment s'y rendre
Les galeries se tiennent sur la digue, à son extrémité ouest, près des Galeries royales et du monument équestre de Léopold II. À deux kilomètres environ de la gare d’Ostende en longeant l’eau ; le Kusttram dessert toute la côte.
Horairesvérifiés le 19 août 2026, site du musée
fermé pour aujourd'hui
lun
fermé
mar–dim aujourd'hui
10:00–17:30
Fermé le lundi, ainsi que les 25 décembre et 1er janvier ; les 24 et 31 décembre le musée ferme à 16h30.
Billetsvérifiés le 19 août 2026, site du musée
Adultes 12 €. Groupes à partir de dix personnes 10 €. Jeunes de 13 à 25 ans 3 €. Gratuit jusqu’à 12 ans inclus. Gratuit avec le MuseumPASSmusées.
billets en ligne
Quand y aller
Venir pour l’exposition en cours : quatre se succéderont pendant les trois années du logement provisoire, et chacune prend la galerie entière ; on ne visite pas ici « le Mu.ZEE en général ». Fermé le lundi.
Pas de programme pour enfants en propre, mais des visites en famille. Gratuit jusqu’à 12 ans inclus, 3 € de 13 à 25 ans. L’accrochage est adulte et thématique : un petit enfant n’a rien à y regarder.
Accessibilité pour les personnes à mobilité réduitevérifiée le 19 août 2026, site du musée
Le musée lui-même — oui. Les galeries sont accessibles, y compris aux visiteurs à mobilité réduite et aux personnes ayant une déficience auditive ou visuelle. Si vous venez en fauteuil, on demande de prévenir à l’avance et de se présenter à l’accueil ; un fauteuil est prêté gratuitement sur demande par courriel. Il y a des bancs dans la salle et des textes explicatifs dans les espaces. Les chiens guides sont admis ; un atelier accompagné a été conçu pour les aveugles et malvoyants.
La sculpture qu’on peut prendre en main : bronze, pierre, terre cuite, bois, plâtre. Non pas le monument sur la place, mais l’objet qui se tenait dans une pièce.
La collection disposée en chaîne : qui a appris de qui, qui a contredit qui. Une œuvre en met une autre en mouvement, comme une pièce de domino.
Si cela vous a touché
Dans la même ville
Si Ensor l’a emporté sur le reste dans les Galeries vénitiennes, la maison de la Vlaanderenstraat est la pièce où il peignait et la boutique de coquillages d’où sortaient les masques.