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Dolce vita. L’Italie dans deux siècles d’art hongrois
⤢Sur la photo, le bâtiment du musée : Galerie nationale · Christo, CC BY-SA 4.0 ·Wikimedia Commons
Cent cinquante pièces de soixante-quinze mains — peinture, estampe, photographie, sculpture, objets et archéologie — sur ce que l’Italie a été pour les artistes hongrois, du XIXe siècle à aujourd’hui. Au XIXe on y allait pour les académies et pour Raphaël, Titien et Caravage dans les églises ; Antal Ligeti en rapportait ses paysages, et János Vaszary parlait de l’Italie comme de « la couleur, la lumière, le mouvement, la vie ». L’exposition s’inscrit dans les semaines artistiques internationales du Printemps Bartók.
Une petite exposition à deux. Nicolas Schöffer (1912-1992) et Victor Vasarely (1906-1997) ont quitté la Hongrie pour la France à quelques années d’intervalle et sont arrivés au même point par des chemins opposés : Schöffer à l’art cybernétique, où travaillent le mouvement et la lumière, Vasarely à l’illusion d’optique. « Lumino » et « Minieffekt » de Schöffer répondent à « Holld » et « Doupla » de Vasarely. C’est le pendant de la rétrospective « Vasarely 120 » au Musée des Beaux-Arts ; un billet « Trio Vasarely » ouvre les deux et une troisième exposition au Neo. Commissaires : Mónika Zombori et Vera Pócs.
András Böröcz (né en 1956) et László László Révész (1957-2021) se sont connus au concours d’entrée de l’Académie des beaux-arts, ont rejoint le groupe INDIGO de Miklós Erdély et ont fait ensemble des performances de 1977 à 1990. Leurs contemporains parlaient du « théâtre des peintres » : tous deux sortaient de la peinture, et ce qu’ils portaient sur scène, ce n’était pas une intrigue mais des choses — une sphère, un melon, un disque, un cercueil, une bougie, une allumette. De ces presque riens naissaient des constellations de plus en plus étranges, tandis que passaient Shakespeare et Goethe, Mozart et Moussorgski. En 1984 ils tournaient en Amérique du Nord ; en 1987 ils étaient à la documenta de Cassel. On montre ce qui subsiste : documents, portfolio de 1977-1986 et objets liés aux performances.
Gruber a vécu vingt-sept ans, n’a eu que quelques années pour peindre et a laissé plus de mille œuvres. Le lycée des beaux-arts l’a refusé ; de 1952 à 1956 il fut manœuvre au chantier naval d’Óbuda, où il dessinait aussi, ce qui le fit passer à l’atelier de décoration. Aurél Bernáth, son maître à l’Académie à partir de 1959, l’appelait « le petit génie ». Natures mortes, péniches, portraits et autoportraits des fonds de la Galerie nationale, complétés de prêts de collections privées hongroises, sont disposés en cinq sections qui suivent son court chemin.
L’installation peinte d’Orsi Nyíri (née en 1995) a été faite à l’intérieur de l’exposition permanente « Changement de pas », et non portée là toute prête : tout le travail s’est déroulé sous les yeux des visiteurs. Quatre parties vont de la conception à la disparition : la peintre à la minute où l’idée vient ; l’appétit de vivre et l’angoisse derrière lui ; le désir de l’inaccessible ; l’effacement. Sur les toiles, une Vénus endormie et une Annonciation voisinent avec des lignes de William S. Burroughs, un tee-shirt des Jesus Lizard et une chaussure tirée de « Kill Bill ». Le jour de la fermeture, l’installation cessera d’exister : cela fait partie du projet. Commissaires : Katalin Harangozó, Sára Major et Linda Alexandra Tarr.
Cent artistes, créateurs et artisans venus de toute la Russie, choisis par le commissaire du projet. Le thème de l’année : l’image de l’avenir chez ceux qui travaillent l’héritage de leurs aïeux. Au complexe d’exposition de la place de la Révolution.
d'importance mondialenote du muséeà partir de 500 ₽ ≈ 5 €
Tretiakov acheta des icônes dans les années quatre-vingt-dix, quelques années avant sa mort. C’est la part la moins connue de ce qu’il rassembla. Une soixantaine de panneaux du XVe au XIXe siècle, dont beaucoup montrés pour la première fois : la « Predsta Tsaritsa » de Novgorod, du XVe siècle, la Vierge de Tendresse d’Igor du début du XVIe, des ouvrages des maîtres tsariens et des Stroganov, réunis avec le concours d’antiquaires et de connaisseurs. À part cela, on raconte comment ces icônes entrèrent dans les salles de la Galerie et comment elles voyagèrent en Europe de 1929 à 1932 ; deuxième étage du bâtiment des Ingénieurs.
Plus de sept cents pièces : sculpture et peinture du bouddhisme russe, presque jamais montrées. Plus de cent sculptures ont été restaurées pour l’ouverture.